Le libre choix du mode d’édition pour un auteur

Lorsque j’ai commencé à chercher une maison d’édition pour « Le Miracle » en 2012, mon choix s’est porté sur une ME à compte d’auteur. À l’époque, j’en étais très fière ne connaissant pas le monde de l’édition, j’étais juste heureuse d’être éditée. Une porte s’ouvrait devant moi vers l’inconnu, et je n’avais aucune raison de la refermer. Vous pourriez dire « tu aurais pu te renseigner, car ce mode d’édition est une arnaque », sauf que lorsque l’on débute, ce monde littéraire nous paraît complexe et personne ne pourrait dire le contraire sans mentir (pour ceux qui comme moi viennent d’un univers totalement différent).

Tout s’apprend et donc j’ai appris, observé et je me suis instruite.

Cette première expérience fut pour moi un tremplin vers l’auto-édition. J’entends déjà ceux qui diront «un auteur qui ne trouve pas de ME se tourne vers l’auto-édition pour être certain d’être édité». Faux ! me concernant. C’était un choix délibéré.

J’ai d’ailleurs cessé durant un temps de chercher une maison d’édition, ensuite j’ai regardé et me suis dit, pourquoi pas. Donc à ce jour, 40 % de mes ouvrages sont édités par une maison d’édition à compte d’éditeur, et 60 % en auto-édition.

Pour certains auteurs, s’auto-éditer est une insulte (si si, vous lisez bien). Ces personnes préfèrent garder leur manuscrit au fond d’un tiroir plutôt que de le partager en auto-édition. C’est leur choix, mais de là à insulter un auto-édité, c’est simplement un manque de respect.

S’auto-édité ne veut pas dire produire de la mauvaise qualité, être édité à compte d’éditeur n’est pas plus, un gage de qualité. Il faut savoir faire la part des choses et surtout argumenter ses dires. J’ai déjà lu des auto-édités absolument horribles (mise en page fantaisiste ou non justifiée, fautes d’orthographe, couverture approximative), mais j’ai aussi eu ces mauvaises surprises pour des livres provenant de maisons d’édition à compte d’éditeur !

A contrario, j’ai lu aussi des auto-édités absolument magnifiques.

Je pense qu’il ne faut pas être borné et donner une chance à tous les écrits, puisqu’après tout ce qui compte le plus, c’est le texte de l’auteur. Mais pas présenté n’importe comment, car oui, la mise en page peut décourager n’importe quel lecteur.

Tout est important dans un livre : son aspect, son contenu et la personne qui l’a écrit.

Je pense que le point négatif, pour l’auteur, d’un livre auto-édité est la distribution. Car bien entendu, ces livres-là ne sont acceptés nulle part. Donc la promotion ne peut être faite que par l’auteur lui-même.

Et après cela on dira que c’est le moyen le plus simple pour se faire connaître !

Un livre auto-édité de qualité doit avoir suivi le même chemin qu’un livre édité par une maison d’édition, à savoir : des bêtas-lecteurs objectifs (qui font office de comité de lecture), une ou des corrections effectuées par un correcteur professionnel, des relectures, une mise en page identique à chaque titre de la collection à respecter, des images de 300 dpi pour effectuer les couvertures. Donc vous l’avez deviné, les mêmes frais qu’une maison d’édition sans oublier bien entendu l’impression en dernier lieu du livre (souvent l’auto-édité utilise les mêmes imprimeries que les ME).

Alors, la différence se situe où ?

Alors, pourquoi certaines personnes sont-elles surprises d’avoir lu un auto-édité de qualité ?

Pourquoi ne pas prendre un livre simplement pour ce qu’il est, sans regarder qui l’a édité ?

Pourquoi ne pas rester simple dans ces choix !?

Je sais que la polémique entre les divers modes d’édition aura toujours lieu.

Wikipédia dit : L’auto-édition, d’ailleurs souvent confondue avec l’édition à compte d’auteur, a une image souvent négative ou encore véhicule une idée d’amateurisme et de petit budget. Il est évident que cela peut correspondre à une certaine réalité, mais ce choix peut aussi mener à une activité professionnelle à part entière : soit lorsque l’auteur lui-même possède toutes les compétences requises, soit lorsqu’il vient s’adresser (au même titre qu’un éditeur de profession) à des professionnels pour chaque secteur de son activité. L’auto-éditeur est un éditeur comme les autres, avec la différence qu’il propose un « catalogue » forcément limité à sa production personnelle, et qu’il doit connaître les spécificités de « son » marché. https://fr.wikipedia.org/wiki/Auto-%C3%A9dition

Voilà, c’était mon petit mot du jour.

Belle journée à tous et pour ceux qui le veulent, ce weekend je serai à Charleroi, chez Raoul, pour Le Salon du Livre, avec tous mes livres auto-édités ou non.

Sylvie

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© Sylvie Ginestet

Auteure de la trilogie des Imhumvamps : T1 ‘Le Miracle’, T2’La Recouvrance’ , T3 ‘Une vie pour la vie’  –  ‘Les Ombres s’amusent’ Thriller fantastique  –  ‘Le Livre des âmes’ : T1 Bethany (Livr’S Éditions), T2 Le Champ des Loups (Livr’S Éditions) – T3 L’âme Perdue (Livr’S Éditions) – L’Ancolie (Livr’S Éditions) –  CLaudia – A cœur ouvert – Evolution (t1 Hope) – L’Ombre est triste – Les Ombre Le livre – Nocturne –

Format Papier pour les  14 ouvrages : sylviesgginestet@live.fr ou sur Amazon.com pour les formats E.book (excepté L’Ancolie)

Le Livre des âmes ainsi que les Imhumvamps sont disponibles dans toutes les bonnes FNAC en commande et sur le site de Livr’S ou dans toutes les librairies.

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