Écriture

Je viens de finir un roman de Dean Koontz, « Soir de Cauchemar ». J’ai beaucoup aimé comme d’habitude. Je l’ai lu en deux jours. La manière dont le suspense est mené, même si certains mots de traduction sont, de mon point de vue, mal employés et même si, il y a pas mal d’erreurs de mise en page.

Parce que voyez-vous, on nous a toujours dit qu’il y avait des règles. Maintenant que j’écris et, que je mets en page, etc. mes romans, bien ses règles, inconsciemment je les surveille. Inconsciemment, heureusement sinon cela me gâcherait mes lectures. Par chance, cela ne le fait pas*, mais je remarque tant de choses.

Alors finalement, je me demande. Hormis les fautes d’orthographe bien sur qui elles ne doivent pas être, pourquoi devons-nous toujours suivre les autres règles ? Qui a dit que si ces règles n’étaient pas suivies le roman était mauvais. L’essentiel n’est-il pas que cela soit bien écrit même si ça chatouille nos habitudes. Car ce qui compte, c’est de plaire et de surprendre. Sans oublier une chose, nous écrivons un roman de la manière dont nous pensons qu’il doit l’être.

Souvent, j’emploie le présent dans des textes au passé. Ces moments conjugués ainsi me permettent d’accentuer l’idée, le sentiment que ressent l’acteur dans la phrase. De le mettre au présent me semble le plus adéquat pour renforcer l’action. Ça choque parfois. Certains m’ont dit « mais non, cela ne se fait pas ! »… Quoi, le texte n’est-il pas le mien ? N’ai-je pas le droit de faire cela ? Tout ça parce que quelqu’un a dit un jour, « on ne mélange pas les temps» ?

Autre exemple, les redondances ou répétitions. Parfois j’en fais, sciemment car là aussi, cela accentue une idée. C’est nécessaire au texte. J’ai trouvé aussi une autre forme d’accentuation d’un mot : de le mettre en gras dans le texte.

 

Écrire pour moi est un vrai bonheur. Vous le savez bien. Alors des fois, lorsque l’on cherche à changer mes mots, la tournure d’une phrase (lorsqu’elle me parait importante telle que je l’ai écrite), bien cela me fait un coup au cœur et je me dis : la personne a-t-elle compris le message que moi, l’auteur, ai voulu faire passer en employant ces mots et cette tournure. Alors cela devient compliqué.

Le Miracle est mon premier roman. La première fois que mon éditeur de l’époque m’a renvoyé le roman avec ses corrections ; j’en ai pleuré. Souvent ces corrections étaient nécessaires, mais pas toujours. Heureusement, depuis j’ai appris et je ne pleure plus sur les corrections et suggestions que l’on me fait. Je ne suis pas parfaite loin de là. La différence à présent est que j’ose exprimer et expliquer pourquoi j’ai écrit ainsi telle ou telle phrase, pourquoi j’ai employé ce mot et pas un autre.

Nous avons tous un style différent pour écrire, c’est ce qui fait de nous ce que nous sommes. Ne croyez-vous pas que si nous écrivions tous de la même manière (même si l’histoire est différente), cela serait barbant pour les lecteurs ? Ne croyez-vous pas que si parfois nous n’osions pas faire ce qu’il ne doit pas l’être, les écrits seraient ennuyeux ? Je suis convaincue que ces différences apportent un plus aux écrits.

L’écriture d’une histoire est faite pour surprendre, pour toucher, pour rester dans les mémoires et dans le subconscient. La manière de le faire est très importante pour vous et pour nous (en l’occurrence moi), alors si parfois, nous nous accordons quelques fantaisies, ne pensez pas subitement que se sont des erreurs, car il y a souvent une raison à certaines imperfections. Mais attention, je conçois aussi qu’il y a parfois, évidemment, des erreurs.

 

Pourquoi je dis cela aujourd’hui ? Sans aucune raison particulière. J’avais juste envie de parler d’écriture, de mots, de chemin à suivre ou pas. Juste envie de parler de ma passion, en toute simplicité.

 

Bonne journée,

Sylvie

 

* Une seule fois, il m’est arrivé d’arrêter un livre, car ce n’était pas lisible. Je devais retourner en arrière pour comprendre qui parlait ou qui agissait. C’était épuisant, alors je me suis arrêtée page 61 et jamais je ne connaîtrais la fin. Tant pis pour l’auteur et pour moi.  

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© Sylvie Ginestet
Auteure de la trilogie des Imhumvamps : T1 ‘Le Miracle’, T2’La Recouvrance’ , T3 ‘Une vie pour la vie’  –  ‘Les Ombres s’amusent’ Thriller fantastique  –  ‘Le Livre des âmes’ – Tome 1 Bethany (Livr’S Éditions) –  L’Ancolie (Livr’S Éditions) –  CLaudia – A tout cœur

Format Papier pour les sept ouvrages : sylviesgginestet@live.fr ou sur Amazon.com pour les formats E.book (excepté L’Ancolie)

Le Livre des âmes est disponible dans toutes les bonnes FNAC en commande et sur le site.

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