Réponse à Henri

L’autre jour, Henri m’a envoyé un email pour connaître mon opinion sur des mots de Joël Dicker (auteur que je n’ai pas encore lu, mais ma fille oui et elle a adoré !)

« Si les écrivains sont des êtres fragiles, Marcus, c’est parce qu’ils peuvent connaître deux sortes de peines sentimentales, soit deux fois plus que les êtres humains normaux : les chagrins d’amour et les chagrins de livre. Écrire un livre, c’est comme aimer quelqu’un : ça peut devenir très douloureux. »

Je n’ai de cesse de répéter que nos livres, nos écrits sont une part de nous-mêmes, bien plus que parfois le lecteur peut le deviner ou l’entrevoir. Alors oui, écrire peut être douloureux. Nous faisons naître des personnages auxquels nous nous accrochons désespérément sachant qu’un jour nous devrons les laisser aller ou mourir. Certes, le lecteur en est attristé parfois, mais pour nous, c’est une vraie déchirure. Alors, on est en droit de se poser la question : pourquoi ? Tout simplement, c’est la vie qui est ainsi faite, mais aussi même si c’est douloureux, il faut amener du piment à nos récits. Sinon, la lecture serait insipide comme la vie peut l’être aussi, sans couleur ni goût.

Les écrivains sont-ils vraiment des êtres fragiles ? J’avoue que je ne peux parler pour les autres, mais me concernant, je dirai que oui. Car peut-être que cette envie d’écrire et de partager mes écrits peut s’avérer parfois être des vrais messages cachés entre les lignes. Toute forme d’art partagée l’est, je pense. Ça n’engage que moi de le dire, voire de le penser ou de le vivre. On s’ouvre aux autres parfois de manière indécente et certains savent lire entre les lignes (de notre désarroi ou joie). Dans nos écrits, il y a une si grande part de nous-mêmes, profonde et réelle, quel que soit le texte.

Aimer quelqu’un est-il douloureux ? L’amour est le sentiment le plus douloureux que je connaisse et le plus difficile. Aimer… être capable d’aimer apporte cet état second, une sorte d’apesanteur très douce et agréable.

L’amour, c’est comme une partition de musique avec des notes mineures et d’autres majeures, certaines plus appuyées que d’autres. La légèreté du son comme la légèreté de l’amour.

L’amour, c’est comme les saisons, tantôt froides ou chaudes.

L’amour est comme cette vague qui vient mourir sur la plage après avoir parcouru tant de chemin dans un dernier effort.

Des fois je me demande si le cœur se tarit avec le temps…

Sylvie

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© Sylvie Ginestet
Auteure de la trilogie des Imhumvamps : T1 ‘Le Miracle’, T2’La Recouvrance’ , T3 ‘Une vie pour la vie’ & ‘Les Ombres s’amusent’ Thriller fantastique & ‘Le Livre des âmes’ – Tome 1 Bethany (Livr’S Éditions)

Format Papier pour les cinq ouvrages : sylviesgginestet@live.fr ou sur Amazon.com pour les formats E.book.

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