Autoédition – Compte d’auteur – Compte d’éditeur..

Faisons-nous de l’autoédition parce que nos écrits sont mauvais ou pas à la hauteur ? Ou… le faisons-nous, car il nous permet toutes les libertés… ? Est-ce par choix ? Je me permets de poser les questions, car j’édite principalement en autoédition. Je sais que c’est un sujet qui fâche certains… mais là, sont des questions importantes.

Lorsque l’on commence à écrire, nous ne savons pas vraiment dans quoi nous nous engageons. Après l’écriture et tout ce temps passé à la relecture et aux corrections, il est venu le temps du partage… Ouille ! Il s’apparente au moment de vérité.

Alors bien sûr en premier lieu, vous recevez quasiment que des réponses négatives, mais aussi un nombre considérable de réponses positives de ces gens qui ne veulent que votre argent, vos écrits ont bien peu d’importance finalement… On se lance alors dans l’édition à compte d’auteur (payante), mais « soutenu » par une maison d’édition ! On a les yeux qui pétillent… On se dit : je suis auteur(e) !

Ensuite, on découvre l’univers de distribution, pour un jeune auteur à compte d’auteur cela veut dire, les salons ! Et, c’est compliqué, car un auteur est bien souvent une personne solitaire qui se promène généralement loin des foules et du bruit. Et voilà que là on lui demande d’être sous le feu des projecteurs (j’exagère un peu, mais c’est le sentiment ressenti par le solitaire se voyant assis là sous l’œil attentif des curieux). Puis, au fil des salons et des années, le jeune auteur prendra du plaisir à ce partage en direct avec ses lecteurs, même si de retour chez lui, il restera dans un mutisme un certain temps, cuvant le surplus de bruit et de paroles absorbé et échangé durant le salon.

J’ai fait l’expérience de l’édition à compte d’auteur via des petites maisons d’édition et j’ai TOUJOURS été déçue, de par la qualité des services, le prix, mais aussi parce que ces gens-là pensent être plus forts que les autres, puis lorsque vous commencez à leur dire les choses qu’ils ne font pas, ils finissent toujours par être très désagréables et pour certains voleurs. Alors, je me suis renseignée et j’ai appris ce qu’il fallait savoir pour entrer dans le cercle des auteurs courageux autoédités. J’ai fait une formation Indesign pour mes couvertures, j’ai lu beaucoup de tutoriels pour la mise en page de mes textes puis je me suis trouvé une imprimerie pas trop onéreuse. Alors, pourquoi passer par une pseudo maison d’édition qui ne fera pas mieux que moi, mais qui me prendra de l’argent sur MES livres ? Voilà… pourquoi ? Donc, j’ai abandonné l’idée de me faire éditer et je me suis lancée dans ma propre petite entreprise. C’est beaucoup de travail, d’attention et de temps, mais au moins je le fais pour moi ! (et pour vous), mais parfois je me sens un peu seule dans ma démarche, alors… J’ai pris du temps pour observer, j’ai beaucoup réfléchi et j’ai envoyé mon dernier bébé vers deux maisons d’édition à compte d’éditeur. Les deux ont dit oui ! Le plus dur a été pour moi de lâcher mon bébé… Vous savez un peu comme Whoopi Goldberg dans Ghost avec son chèque en main face à la bonne sœur… Bref tout cela pour dire que rien n’est facile. Mais maintenant concrètement cela veut dire que je vais avoir du soutien pour la promotion et la distribution de mon livre ! et, c’est ce qui manque cruellement dans l’autoédition, car je le rappelle, nous sommes seuls.

Donc, Le « Livre des âmes » va sortir en février chez Livr’s éditions et j’en suis très heureuse, mais cela ne va pas m’empêcher de continuer dans ma démarche d’auto édition, car la trilogie des Imhumvamps et Les ombres s’amusent sont et seront toujours édités de cette manière.

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http://livrs-editions.com/?page_id=951

Bonne journée et bonne lecture 🙂

Sylvie

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© Sylvie Ginestet
Auteure de la trilogie des Imhumvamps : T1 ‘Le Miracle’, T2’La Recouvrance’ , T3 ‘Une vie pour la vie’.

‘Les Ombres s’amusent’ Thriller fantastique.

Format Papier pour les quatre ouvrages : sylviesgginestet@live.fr ou sur Amazon.com pour les formats E.book.

https://www.facebook.com/SylvieGinestetAuteur
https://www.facebook.com/SylvieGinestetTheQuest?ref=hl

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Poésie musicale (extrait de ‘Nocturne’ roman en cours d’écriture).

Un calme étrange régnait dans Bruxelles et sur mon cercle de connaissances, comme si quelque chose se tramait sans que j’en sois avisée. Je prenais donc la décision de partir faire une promenade sans but précis, à part bien entendu celui de me nourrir. Il était encore tôt, mais le soleil était couché et le ciel bas et lourd aidant, une clarté un peu métallique, un peu bleutée éclairait cette soirée naissante, la nuit noire ne viendrait que plus tard. Je trouvai la promenade agréable, le vent soulevait le peu de feuilles que les arbres avaient encore perdues, bientôt tout serait nu et l’hiver s’installerait pour quelques mois. Je passai devant un parc où des enfants jouaient encore sous l’œil attentif de leur nourrice, je m’y arrêtai quelques instants observant une chose que jamais je n’aurai, mais en toute honnêteté, je ne crois pas en avoir eu envie un jour, quoi qu’il en soit c’était dorénavant trop tard même pour y songer. Je chassai donc ces pensées moroses de ma tête et passai mon chemin. Je me retrouvai dans une allée assez large, à un intervalle régulier des arbres avaient été plantés, des platanes peut-être, un homme qui promenait son chien me dépassa, lui ne flâner pas. Je m’ennuyai, il faut bien l’avouer, errant sans but précis dans cette ville que je chérissais tant. Au bout de cette belle artère, il y avait un café d’où provenait une animation bruyante, je m’y approchai, un homme était monté sur une table tenant dans sa main des feuillets. Il lisait de la poésie avec une passion déchaînée et communicative. Je pris place à l’une des rares tables encore libres et m’amusa à l’écouter en buvant un thé noir.

« Ô fins d’automne, hivers, printemps trempés de boue,

Endormeuses saisons ! je vous aime et vous loue

D’envelopper ainsi mon cœur et mon cerveau

D’un linceul vaporeux et d’un vague tombeau.

Dans cette grande plaine où l’autan froid se joue,

Où par les longues nuits la girouette s’enroue,

Mon âme mieux qu’au temps du tiède renouveau

Ouvrira largement ses ailes de corbeau.

Rien n’est plus doux au cœur plein de choses funèbres,

Et sur qui dès longtemps descendent les frimas,

Ô blafardes saisons, reines de nos climats,

Que l’aspect permanent de vos pâles ténèbres,

Si ce n’est, par un soir sans lune, deux à deux,

D’endormir la douleur sur un lit hasardeux. »

Sur ces derniers mots, un silence total enveloppa la salle, l’homme parcourait du regard toutes ces personnes venues l’écouter, essayant de sonder leurs esprits. Au bout de quelques secondes, il se pencha en avant tirant une révérence :

–         Charles Baudelaire, mes amis… finit-il.

Les clients autour de moi se levèrent et accueillirent ce final par un tollé d’applaudissements ! L’homme, le conteur se releva heureux de cette clameur et sauta de la table avec aisance. Il rejoignit un groupe de jeunes gens et céda sa place à un autre homme qui s’installa cette fois au piano. Il prit du temps pour s’asseoir et arranger ses partitions. Il regardait le clavier face à lui, il donnait cette impression de communiquer avec les notes, les parcourant de ses doigts, allaient-elles lui dire où les poser ? Puis, il releva la tête vers moi qui me tenait par le plus grand des hasards dans sa ligne de mire, son regard noir me pénétra et je le reconnus. Me reconnut-il aussi ? Je ne saurai le dire, le fond de son regard semblait envouté, il posa ses doigts sur les touches et ferma les yeux. Il balançait doucement sa tête au rythme de ses touchés, soulevant ses sourcils sur les notes plus aigües, il vivait sa musique, il nous faisait partager ce moment avec tant de grâce. J’étais suspendue à ses notes comme j’aurai pu l’être à ses lèvres. Cela dura un temps qui me parut bien trop court, lorsqu’il se leva et se dirigea vers moi, les gens applaudissaient toujours.

–         Nocturne…
Sylvie

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© Sylvie Ginestet
Auteure de la trilogie des Imhumvamps : T1 ‘Le Miracle’, T2’La Recouvrance’ , T3 ‘Une vie pour la vie’.

‘Les Ombres s’amusent’ Thriller fantastique.

Format Papier pour les quatre ouvrages : sylviesgginestet@live.fr ou sur Amazon.com pour les formats E.book.

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Le temps… puis une dérive vers plus de questions encore et toujours

Il est temps, grand temps que plein de choses autour de moi cessent. Temps que je touche du doigt cette sérénité après laquelle je cours depuis si longtemps. Beaucoup de personnes aspirent à cela je sais, beaucoup de personnes sont bien plus malheureuses que moi, je le sais aussi, mais parfois il faut aussi penser à soi, sans être égoïste, car nous sommes toujours seuls dans nos tracas, et de se dire qu’il y a pire ailleurs ou ici ne change rien à nos propres souffrances, cela ne les atténue même pas et les excusent encore moins.

Sommes-nous maudits juste d’être ?

On ne sait rien de la vie, nous avons créé des mots pour justifier des actes. Comme le mot destin ou fatalité, si cela est juste à quoi cela sert-il de se battre pour quelque chose si tout est déjà écrit ? Lorsque l’on commence à réfléchir à tout, nous ne trouvons que peu de réponses et nos esprits se torturent encore plus, même (et surtout) les philosophes sont des êtres torturés. Moi qui ne le suis pas, philosophe, je me sens tellement impuissante devant certaines questions, alors je n’ai que d’autres choix que d’abandonner parce que même si j’entamai une conversation sur l’un ou l’autre des sujets qui me tracassent, personne ne pourrait y apporter de réponses… C’est désolant, mais réaliste. Alors, à quoi bon se torturer ?

Heureux est le simple d’esprit…

Nous sommes des êtres uniques !

De par nos apparences, nos manières de penser ou de vivre, nos convictions ou nos croyances. Certes, il y a des âmes sœurs, c’est ce que l’on dit (ou invente), mais qui irait dire même à la plus proche des personnes donc à son âme sœur, ses pires pensées, ses pires envies inavouables sans être complètement certain d’être compris comme nous, nous le pensons ou le vivons intérieurement… Je sais c’est plutôt compliqué comme pensée ou réflexion ! Mais cela démontre bien à quel point nous sommes uniques, mais aussi à quel point il serait dangereux de dévoiler certaines pensées… Allez, ne me dîtes pas que cela ne vous est jamais arrivé ! Si nous ne passons pas à l’acte ou ne disons rien, c’est juste à cause de l’autre, de ce qu’il pourrait faire de votre pensée… Encore une fois, c’est dangereux !

Communiquer est un acte dangereux ?

Bien, tout dépend de la communication, elle peut-être soit informative (donc faites pour être crue), soit dé-informative (donc faites pour douter), soit sincère (intervient là encore le doute, car la sincérité n’a pas vraiment sa place dans notre société). Arrêtons-nous sur ce point-là… Dire la vérité, dire les choses telles que nous les pensons, sans peur et arrière-pensées ! On en revient au point précèdent… Alors, parler pour ne rien dire ou dévoiler de ses pensées profondes, rester dans le superficiel, ne rien approfondir et rester froid sur les actes de la vie. Je ne crois pas que nous soyons faits pour cela. Donc, il faut persévérer dans notre démarche d’échange et peut-être alors qu’un jour nous trouverons cette personne unique capable de comprendre les mots que nous utilisons pour communiquer sans effrayer.

L’espoir fait vivre…

 

Sylvie

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© Sylvie Ginestet
Auteure de la trilogie des Imhumvamps : T1 ‘Le Miracle’, T2’La Recouvrance’ , T3 ‘Une vie pour la vie’.

‘Les Ombres s’amusent’ Thriller fantastique.

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