La Danse

 

 

La nuit s’est couchée depuis fort longtemps, et je ne sais toujours pas pourquoi tout cela se passe. Dehors le vent plus que jamais se fait entendre de nouveau. Les arbres se plient sous sa force, des arbres pourtant si grands, si forts. Le chant du vent m’apaise et m’effraie à la fois.

Pourquoi ne pas m’avoir raconté cette histoire de ton vivant ? As-tu oublié ? Et quel est donc ce message que tu veux me faire passer ?

Le bruit des rafales régulières s’engouffrant entre les branches, ressemblent au bruit des vagues un soir de tempête.

Hier, je suis allée me promener en ville, comme je le fais souvent lorsque mon esprit s’égare. Dans les vieux quartiers, ceux que je connais le moins, je me suis perdue. Mes pas se sont arrêtés devant le néon bleu clignotant d’une boite de blues, une pale devanture là plantée au fond d’une ruelle. Des gens entraient et sortaient en riant, l’air heureux. Il était 00:12, je me suis dit « il est tard ». Au lieu de rentrer chez moi, j’ai poussé la porte de verre fumé.

Je me suis retrouvée dans un univers qui m’était totalement inconnu. Il y avait beaucoup de monde pour un fond de ruelle. Un bar était sur la droite. Il était vieilli, sali par les années, les verres et leurs divers contenus. Tous les tabourets étaient occupés par des femmes et des hommes de tout âges. Ensuite, je découvrais une piste de danse où des couples se déhanchaient sur un air de Beth Hart : du blues comme je l’aimais. Sur ma gauche avaient été disposées près du mur quatre tables, elles aussi occupées.

Personne ne vint me parler, ce qui je pense m’encouragea à continuer mon exploration. Je me frayai un chemin parmi les danseurs pour arriver à une arrière salle. Il y avait une marche qui délimitée les deux espaces.. que je ne vis pas !

Je trébuchais. Au moment où je me disais que maintenant on allait me remarquer. Un homme me retint de justesse, m’évitant ainsi une belle humiliation.

–          Il faut toujours regarder le sol dans ce genre d’endroit Mademoiselle !

Je me ressaisissais en m’accrochant au bras qu’il m’offrait.

–          Je me souviendrai de ce conseil. Je vous remercie.

Sur ce dernier mot ayant retrouvé ma stabilité je levais les yeux vers lui pour le remercier.

–          On se connait n’est-ce pas ?  me surpris-je à lui dire.

Il me fixa et d’un coup son regard s’éclaira.

–          Le mariage de votre cousine en mai dernier.. Il me semble, dit-il me scrutant de près.

–          Bonjour alors, dis-je en lui tendant la main

–          Bonjour, répondit-il me tirant à lui.

A ma grande surprise, il déposa une bise sur ma joue. Puis il ajouta rapidement comme pour s’excuser de son geste si familier.

–          On s’était dit au revoir de la sorte au mariage.

–          Ah d’accord, j’étais peut-être un peu ivre.

–          Je vous offre un verre alors, ajouta-t-il en rigolant.

–          Avec plaisir, la même chose que vous.

Il revint cinq minutes plus tard me tendant une bière. Je le remerciai poliment.

–          Venez par ici, nous serons plus tranquille pour parler, proposa-t-il.

Je le suivais au fond de l’arrière salle. Il y avait une table de billard. Personne ne jouait, elle nous servirait de support pour nos verres, vu que toutes les tables étaient prises.

–          Vous jouez ? demandai-je.

–          Non pas du tout, et vous ?

–          Non plus.

Il ne savait pas plus que moi quoi dire. Alors nous commencions à parler des mariés puisque en plus de la marche, c’était la chose qui nous avait rapproché. Au bout d’un certain temps, quelqu’un vint prendre nos verres vides. Nous nous regardions en haussant les épaules. Peut-être était-il temps de rentrer.

–          Et si on dansait ? demanda-t-il.

–          Pourquoi pas ..

Il me prit par la main et m’emmena au milieu des autres couples. Je n’avais pas dansé avec quelqu’un depuis bien longtemps. Ce contact proche me mettait mal à l’aise, car j’étais timide et un peu sauvage. Je tenais cela de ma grand-mère. Néanmoins le fait de danser nous rapprochait. Nous parlions avec plus d’aisance, nous racontant ainsi des petites tranches de nos vies. Nous découvrant doucement.

Au petit matin nous nous quittions. Je rentrai chez moi fatiguée mais je me sentais heureuse. Je posai son adresse email sur mon bureau près du PC et allais me reposer.

 

Sylvie

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Auteure de ‘Le Miracle’ 
http://www.editionsazimuts.be/Le-Miracle-cbfaaaata.asp
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Mon premier plaisir c’est d’écrire..
Le second sera que vous me lisiez et que vous preniez autant de plaisir que moi…
Alors on pourra dire que c’est une victoire !

 

Revenez-moi

Arrivée devant la porte, je me demandai où mes pas me mèneraient cette fois.

Je rentrai dans la maison et commençais à tourner attendant un signe, quelque chose. Mais au bout de deux heures, je devais me rendre à l’évidence que j’avais trop attendu que quelque chose me guide car rien ne se passa. Je décidai de rentrer chez moi, il pleuvait à torrent dehors, c’était le meilleur endroit pour moi.

Rentrée chez moi, j’étais déçue, tellement déçue de n’avoir rien trouvé. Rien ne m’avait aidé, j’avais un goût amère dans la bouche probablement dû à toute la poussière que j’avais soulevé en vain. Mais pourquoi ? Je ne comprenais pas.

La raison me revenait petit à petit. Tout n’avait été que coïncidence. J’aurai aimé que ma Grand-mère, même de l’au-delà égaie mes fêtes, comme cet homme l’avait peut-être fait pour elle.

Je sirotai tranquillement mon cappuccino, regardant mon intérieur douillet, rempli de livres et de CD’s. Mes deux passions réunies au même endroit. N’était-ce pas ce que chaque humain tentait de faire ? Se construire cet espace, intime, rien qu’à soit.

J’étais perdue dans mes pensées de cocooning; lorsque l’un de mes livres tomba au sol, sans raison apparente. Je posai ma tasse doucement sur sa soucoupe, fronçant les sourcils.

–          Qu’est-ce que c’est que ça, dis-je tout fort.

Comment ce livre était-il tombé ? Je m’accroupissais pour le ramasser ‘Autant en emporte le vent ». Il me revenait en mémoire lorsqu’elle me le prêta. Je ne lui avais jamais rendu et elle ne me le réclama jamais non plus.

Je retournai m’asseoir  derrière ma tasse désormais vide, n’osant pas ouvrir le livre que je n’avais pas remis sur l’étagère. J’avais lu ce livre des dizaines de fois, rien à l’intérieur n’avait jamais attiré mon attention de son vivant.

Mais il était tombé… Alors je l’ouvrais à la première page, puis commença à tourner les suivantes. Page 22, il y avait maintenant une feuille pliée. Je savais pertinemment qu’elle n’y était pas avant ! J’ouvris ce nouveau message daté du 22 décembre et regardais instinctivement le calendrier suspendu au dessus de mon bureau. Encore une coïncidence ? Au milieu de la ligne sous la date ces quelques mots :

« Revenez-moi »

Je ressortais les deux premiers messages du tiroir où je les gardais précieusement. Oui on arrivait au temps qu’il lui avait donné. Ils devaient bientôt se revoir ! Je mettais ce troisième mot avec les autres. J’avais été chez elle pour rien c’est ici que les choses s’étaient passées aujourd’hui. Certes ce n’était pas grand-chose mais elle espérait encore.

Cette histoire me hantait, absorbait mon énergie. Je voulais savoir si ma Grand-mère communiquait avec moi d’une manière ou d’une autre et plus que tout je voulais connaitre le dénouement.

Etait-il revenu ? S’étaient-ils aimés ?

Sylvie

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Le second sera que vous me lisiez et que vous preniez autant de plaisir que moi…
Alors on pourra dire que c’est une victoire !

Une autre page

J’avais pris mon lundi. Cette lettre avait attisé ma curiosité. Ma grand-mère me paraissait différente. Ses mots écrits étaient restés dans ma mémoire tout le week-end, pas juste la lettre mais aussi ses poèmes. Je ne lui connaissais pas cette amour pour l’écriture.

Pour les petits-enfants, une grand-mère c’était celle qui nous réchauffait lorsqu’il faisait froid, celle qui nous racontait des histoires d’un autre temps, et celle qui nous faisait des gâteaux et du chocolat chaud.. Mais de ses mots que j’avais lus, elle ne m’avait jamais parlé et je voulais savoir pourquoi. Quels secrets m’avait-elle caché à moi et probablement à ma mère aussi ?. Qui était cette personne pour qui, il semblait naître quelque chose de ce papier plié trouvé quelques jours plus tôt.

Je ne sais pour quelle raison mais mes pas m’amenèrent dans la cuisine. J’avais cette drôle d’impression, comme si j’étais guidée. Pourquoi cette pièce alors que je voulais retourner dans le grenier !

Je pris place devant la table en formica toujours couverte par une nappe en plastique fleurie. Je regardai autour de moi, et je l’imaginais là comme tant de fois entrain de s’affairer derrière ses fourneaux me demandant toutes les cinq minutes comment j’allais. Mes genoux se cognèrent sur le dessous de la table alors que je me relevais. Je baissai la tête pour voir ce que j’avais heurté. Il y avait un tiroir que je n’avais jamais vu. Je relevais la nappe et je l’ouvris en grand, il se détacha de la table. Je le posais dessus.

Il était plein de photographies. Je les retournai une à une, elles étaient datées mais rien de nouveau pour moi. Je connaissais ses photos et les personnes dessus. Sauf qu’avant ses photos étaient dans un album, pourquoi les avait elle mis ici ? Je continuai ainsi durant quelques minutes me disant que peut-être je trouverais réponse dans ce tiroir, c’est alors qu’entre deux photos d’un plus grand format : je trouvais un autre papier plié. Je me redressai sur ma chaise le papier en main n’osant pas l’ouvrir.

Je regardais son jardin par la porte fenêtre en soupirant et me décida à rapporter mes yeux sur ma trouvaille.

Je l’ouvrais doucement, c’était le même papier provenant de cet hypothétique journal. Il était daté du 16 décembre 1976.

Je fus frappée par la date : nous étions le 16 décembre aujourd’hui !

« A vous,

Les jours passent si lentement. Je suis à la moitié du temps, de ce moment que vous avez fixé. Peut-être m’expliquerez-vous plus en détail ce qui vous est arrivé. Je suis dans le noir complet, j’espère et me dis que par moment je n’ai rien à espérer.

Je serais si déçue si.. Mais je veux que les mauvaises pensées sortent de ma tête et juste vous faire confiance. Les choses n’arrivent que si elles sont voulues.

Je reste figée sur ce moment passé dans vos bras, sur cette chaleur que vous dégagiez, de cette attention que vous me portiez. Chaque mots nous apprenant un peu plus sur chacun de nous, tantôt banals tantôt plus profonds. Comme si vous n’osiez pas me dire ce qui était là en vous, depuis la première fois où nous nous étions rencontrés quelques mois plus tôt. Certes cela n’avait été qu’une rencontre, une poignée de main et quelques échanges. Puis, la vie nous avait séparé, pas longtemps mais maintenant..

Vous rappelez-vous lorsque ma main se posa sur votre cœur ? Lorsque la musique nous enveloppait ?

Je suis retournée sur la piste de danse, seule, vous cherchant du regard. Si le hasard avait voulu.. Mais vous n’étiez pas là, heureusement je n’aurai pas compris votre présence ici.

Pensez-vous que je suis folle ? Folle de vous écrire, folle de croire, folle de vouloir. Mais de vouloir ou croire quoi ? Je n’ai pas de réponse. Que cette situation est étrange, nous nous connaissons si peu, et pourtant quelque chose nous lie.

J’ai hâte de vous revoir. »

Je restais pensive sur ses mots.

La sonnerie de mon portable me fit sursauter, me tirant de l’enchantement de cette correspondance intime que ma grand-mère se faisait pour elle-même, car de toutes évidences il n’avait pas lu ses lignes, si tel avait été le cas il aurait gardé ces feuillets. J’aimai à le penser.

Ils avaient besoin de moi au travail. Je repliai le papier et le mis délicatement dans mon sac. Je refermais la porte de la cuisine pour préserver ce petit trésor, je jetai un œil au salon en passant. Tout était à sa place, tel que je l’avais toujours vu, sauf que maintenant je me demandais ce qu’il s’était joué ici, lorsque moi je n’y étais pas.

Je fis tourner la clef deux fois dans la serrure, j’aurai aimé restée plus longtemps mais au moins je ne repartais pas bredouille, non, j’avais la tête pleine de curiosité !

Sylvie

Auteure de ‘Le Miracle’ 
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La lettre

Ma grand-mère venait de mourir quelques semaines plus tôt, il était maintenant grand temps de commencer à vider sa maison. Cette maison que j’avais arpenté toute ma vie, sans jamais oser ouvrir un tiroir ou une armoire, pour ne pas rentrer dans son intimité, dans ses secrets. Je reculai sans cesse le moment fatidique, mais il allait falloir me résigner à prendre le temps de cette découverte.

Aujourd’hui, il pleut, n’est-ce pas le moment idéal ? Puisqu’elle adorait la pluie, quelque chose qu’elle m’a léguée.

Lorsque je pénétrais dans la grande bâtisse une onde de chaleur me frappa de plein fouet, zut personne n’était venu pour éteindre le chauffage. Mais qui aurait pu.. J’étais sa seule descendante.

Je pris l’option de commencer par la grenier, là où nous avons tendance à déposer tout les objets que nous ne voulons pas jeter mais que nous ne voulons plus voir. Je n’y étais jamais allée. J’ouvris la trappe, fis glisser l’échelle et mon regard se posa sur l’immensité de l’espace et sur la pile de cartons et autres choses en tout genre. Je montais les marches délicatement, ce n’était pas le moment de me casser le cou !. Arrivée en haut le spectacle qui s’offrait à moi me rappela de ne plus réfléchir à deux fois avant de jeter quelque chose ! Je ne savais par où commencer, toutefois un coffre en bois attira mon attention, je décidai donc qu’il serait mon point de départ.

Je m’assis en tailleur à même le sol  et ouvris le coffre: mon cœur battait la chamade sans que je sache pourquoi. Il était à demi plein ou à demi vide, cette réflexion me fit sourire. Les papiers jaunis par le temps formaient une pile presque parfaite. Je saisis la moitié de celle-ci et commençais à parcourir les écrits, beaucoup de poèmes signés de son nom de jeune fille. Aucuns n’étaient datés, je me mis à calculer, elle s’était mariée  en 1946 donc elle avait environ 20 ans ou moins. Ils avaient pour thèmes la nature et l’amour, tantôt l’un ou l’autre et parfois les deux étaient mixés. Je les posai près de moi au fur et mesure de leur lecture, puis vint une feuille différente, elle était pliée. Je la dépliais doucement, je ne voulais pas qu’elle tombe en poussière.Ce texte avait une date ! Le 13 décembre 1976, ce n’était pas un poème mais une lettre. Je m’installai plus confortablement m’appuyant contre une pile de carton près du velux qui laissait passer un rayon de soleil. Il ne pleuvait plus.. Puis j’entamai la lecture de cette lettre écrite 37 ans plus tôt jour pour jour !

« A vous,

Je me suis réfugiée dans la cave pour vous écrire. Vous me manquez tant, lorsque je vous écris cela comble un peu le vide que vous avez laissé, malgré vous. Vous ne saviez pas, nous ne savions pas que ces quelques mots dit innocemment alors que nous dansions, auraient cet impact si fort sur nous. Mais il est vrai que nous avons dansé des heures, ce n’est qu’au petit matin que l’on du se séparer, ne sachant pas que ce moment resterait gravé. J’ai bien essayé de repousser ces pensées qui me ramènent toujours à vous. Me disant à moi-même que cela n’avait rien été.. Mais vous m’avez écrit pour m’expliquer pourquoi vous n’étiez pas là, et cela m’a autorisé à penser à vous.  Je sais si peu de vous, j’ai tant envie de savoir mais je dois attendre encore un peu. 

Ici, l’effervescence de Noël commence à se sentir partout, dans les rues, les magasins. On peut voir sur le visage des gens ce bonheur, cette chaleur qu’apporte ces jours de Fête. Serez-vous là pour partager un peu de ce moment avec moi, j’aime à le penser ou à y croire mais je sais qu’il sera trop tôt. Alors lorsque je marche dans la rue, lorsque les vitrines à la tombée du jour s’allument, cela illumine mon cœur. Ce cœur qui pour le moment ne sait que penser ou ressentir, mais qui espère… Et je souris à votre retour prochain. Ne me décevez pas, ne me faites pas attendre plus qu’il ne faut. 

Mes plus belles pensées courent vers vous, laissez-vous envahir. »

Je retournais la feuille mais là était ses derniers mots. pourquoi ne l’avait-elle pas envoyé ? Sur la lettre il y avait des tâches, était-ce l’humidité ou avait-elle pleuré en lui écrivant ? Je ne le saurai jamais. Je remarquai soudainement que ce feuillet avait été arraché à un cahier, ma grand-mère tenait-elle un journal ?. Je posais la feuille qui m’avait tant émue en quête du début et de la fin de l’histoire qu’elle avait probablement écrit quelque part..

La nuit tombait, je me résignais à partir le manque de lumière m’empêchait de chercher. Demain je reviendrais, après-demain aussi si c’était nécessaire.

Ma grand-mère n’aurait plus de secret pour moi….

Sylvie

Auteure de ‘Le Miracle’ 
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Mon premier plaisir c’est d’écrire..
Le second sera que vous me lisiez et que vous preniez autant de plaisir que moi…
Alors on pourra dire que c’est une victoire !

I dont believe in Fairytales… But..

I believe that the beautiful meetings exist, those which surprise us, which drive us.

Today, I am going to share a text which is not from me, however he speaks to me then 🙂

I love it as much as I wanted to illustrate it with this small work made on Photoshop, from a real photo and second Life’s photo:

Fairytale

Fairytales de Serenity (Groupe Autrichien de Power Metal Symphonique)

Here I stand now alone to die
The empty space, no word from you
I cry
After all still loving you
Can’t stop feeling this way
Sadness is a friend now
Dry my tears away

I’m not the man I used to be, I can’t laugh anymore
My mind is dark, my blood is cold and lonely I will go

I don’t believe in fairytales
After you anymore
See you standing with another man
I feel like never before
I don’t believe in fairytales
Try to stop the dark fall
Fade away with an empty soul
The darkness I will call

Please forgive what I’ve done to you
All my words so hard to say, I’m blue
Tried to find another way than losing the best man
But love is incalculable when there’s no time to wait

I’m not the man I used to be, I can’t laugh anymore
My mind is dark, my blood is cold and lonely I will go

I don’t believe in fairytales
After you anymore
See you standing with another man
I feel like never before
I don’t believe in fairytales
Try to stop the dark fall
Fade away with an empty soul
The darkness I will call

Have a wonderful day

Sylvie

Writer of ‘Le Miracle’

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My first pleasure it’s to write..

The second one will be that you read me and that you take so much pleasure as me…

Then we could say that it is a victory!

Je ne crois pas aux contes de Fées.. mais…

Je crois que les belles rencontres existent, celles qui nous surprennent, qui nous animent.

Aujourd’hui, je vais partager un texte qui n’est pas de moi, cependant il me parle alors 🙂

Je l’aime tant que j’ai voulu l’illustrer avec ce petit travail effectué sur Photoshop, à partir d’une photo réelle et une photo de Second Life :

Fairytale

Fairytales de Serenity (Groupe Autrichien de Power Metal Symphonique)

Here I stand now alone to die
The empty space, no word from you
I cry
After all still loving you
Can’t stop feeling this way
Sadness is a friend now
Dry my tears away

I’m not the man I used to be, I can’t laugh anymore
My mind is dark, my blood is cold and lonely I will go

I don’t believe in fairytales
After you anymore
See you standing with another man
I feel like never before
I don’t believe in fairytales
Try to stop the dark fall
Fade away with an empty soul
The darkness I will call

Please forgive what I’ve done to you
All my words so hard to say, I’m blue
Tried to find another way than losing the best man
But love is incalculable when there’s no time to wait

I’m not the man I used to be, I can’t laugh anymore
My mind is dark, my blood is cold and lonely I will go

I don’t believe in fairytales
After you anymore
See you standing with another man
I feel like never before
I don’t believe in fairytales
Try to stop the dark fall
Fade away with an empty soul
The darkness I will call

Belle journée à vous 🙂

Sylvie

Auteure de ‘Le Miracle’

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Mon premier plaisir c’est d’écrire..

Le second sera que vous me lisiez et que vous preniez autant de plaisir que moi…

Alors on pourra dire que c’est une victoire !

 

Je ne vous oublie pas..

Non, je ne vous oublie pas.. Vous qui me lisez, qui comprenez mes mots et peut-être parfois donc les attendez 🙂

Je ne dis pas cela avec prétention, je suis loin de cela.

Je me suis fixée des buts, et comme j’aime les challenges, ces buts ont une date butoir qui se chevauchent… Bien sur !! LOL, mais je ne peux m’en prendre qu’à moi même. J’assume mes décisions et  je ne vous oublie pas pour autant…

Donc comme j’ai des buts avec des dates très proches, j’ai moins de temps pour écrire ici, mais j’écris là-bas sur mon cahier, sur mes carnets, dans mon pc.. Je finalise le miracle version anglaise (The Quest), encore quelques points et cela devrait être fait, dans le même temps j’écris pour finir le miracle 2 (La Recouvrance) qui devrait sortir courant Février 2014. Un petit extrait du chapitre 1?? Allez soyez fou 😉

« Soudain, les lumières du TGV s’éteignirent créant un léger mouvement de panique chez mes compagnons d’infortune. Le preneur d’otages se leva dans le noir nous sommant de rester tranquilles. Je le sentais au bord de la crise de nerfs, les choses ne se déroulaient pas du tout comme il l’avait prévu, tout se compliquait et dès lors il devenait vraiment dangereux. Personnellement, je n’avais rien à craindre mais pour les autres, c’était différent. La faim se faisait de plus en plus sentir, intérieurement je bénissais les Dieux de cette interruption du courant car mon manque commençait à se voir physiquement. Les gens étaient suffisamment paniqués, inutile donc de rajouter un vampire à la liste de leurs tracas.

Mon acuité dans le noir me rendait service, cela me permit de voir quelqu’un s’approcher de nous. Je n’osai pas intervenir n’étant pas supposée aider le preneur d’otages mais je craignais la suite des évènements et mon intuition me donna raison.

Je vis son poing atterrir sur le nez de notre ennemi qui hurla de surprise et de douleur, un jet de sang s’écoula de son nez qu’il essuya avec le revers de sa manche. Il en fit tomber son arme que je poussai instinctivement avec le pied sous la banquette. Il jura. L’autre homme essaya de l’empoigner, ce qui n’était pas chose facile à cause des tablettes entre eux. Un silence étrange régnait dans la rame, les gens entendaient les coups d’une lutte sans savoir qui était en train de l’emporter.

L’agresseur se baissa pour ramasser son arme tâtonnant dans le noir, ce qui déséquilibra notre sauveur. Soudain, il ressurgit du dessous de la banquette, arme au poing, ce fut d’un méchant coup asséné sur la tête que tous nos espoirs de sauvetage s’envolèrent lorsque le corps de notre héros s’écroula lourdement sur le sol.

Le meneur de jeu reprenait de l’assurance.

—  Le prochain qui essaie, je le tue, hurla-t-il.

Ce qui fit le silence encore plus pesant dans le wagon.

L’odeur du sang arriva jusqu’à moi, sournoisement, doucement, elle emplissait mes narines pour venir chatouiller mes nouveaux instincts. La situation devenait critique. Dans ma tête se bousculait un tas d’idée. Aisément, je pouvais assouvir ma soif en sautant sur cet homme et ainsi libérer tout le monde de ce fou ou attendre que quelqu’un vienne nous libérer, sans savoir ni où ni comment et surtout quand. J’espérais que Darren ait lu le message que j’avais envoyé avant que ce type nous confisque nos affaires.

Le sang si proche provoquait un début de transformation que j’essayais tant bien que mal de contenir.

— Me permettez-vous d’aller aux toilettes ? demandai-je à l’homme tout en improvisant.

— Silence ! cria-t-il.

Je posai une de mes mains sur son bras essayant de le calmer.

— S’il vous plaît, dis-je doucement.

Il réfléchit quelques instants avant de me répondre.

— Pas d’entourloupe hein… je vous attends ici dans cinq minutes, finit-il par dire.

Son accord fit s’élever les voix dans le wagon, demandant la même chose, ce qui semblait logique depuis le temps que nous étions collés à nos sièges. L’envie de se soulager ou simplement de se dégourdir les jambes devenait pressante. Sauf que moi je voulais juste me cacher, me calmer pour retrouver une apparence normale.

— OK… OK, on se calme, toi en premier, dit-il en me poussant. Les autres, il marqua un temps d’arrêt, attendez qu’elle soit revenue.

Je me dirigeai vers les toilettes lorsque la lumière revint. Une onde de frayeur me parcourut, je me retournai vers le wagon et vis le regard d’un homme qui me dévisageait horrifié apparemment parce qu’il voyait. L’ignorant, je poursuivis rapidement mon chemin. Le passage de ma langue sur mes dents me confirma ce que je craignais. Je n’étais plus moi-même, comme je le disais dans ces moments-là.

Je refermai la porte derrière moi et soufflai. L’endroit était exigu et sentait l’urine ce qui eut pour effet de me calmer un peu. Je m’approchai du miroir et compris pourquoi il avait eu peur. Ma peau était blanche, maladive, mes yeux étaient cerclés de noir, mes pupilles presque blanches. J’ouvrais la bouche, mes canines pendantes me confirmèrent que oui, je pouvais faire peur. C’était la première fois que je me trouvais en manque et tellement assoiffée que je ne savais pas si je pouvais retrouver mon apparence humaine seulement en me calmant cinq minutes. Le temps qui m’était imparti était trop court pour autre chose que de se soulager. Je tentai sans y parvenir. Alors, je pris une autre option, si je ne pouvais pas redevenir humaine, je pouvais cependant me camoufler un peu. Fouillant dans les poches de mon blouson, je sortis mes lunettes de soleil et trouva du fond de teint, artifice que je n’avais pas utilisé depuis un certain temps. Je me refis une beauté, il me suffisait de garder la bouche fermée et ce stratagème suffirait pour le moment.

Au loin, j’entendis notre bandit crier « Allez voir ce qu’elle fait » en s’adressant à quelqu’un. Quelques secondes plus tard, on frappa à la porte des toilettes.

— Ça va Mademoiselle ? me demanda une voix masculine.

J’ouvris doucement la porte, souriant discrètement à l’homme. Le regard caché derrière mes lunettes me donnait un avantage.

— Oui merci, répondis-je m’empressant de rejoindre ma place.

Se montrant inquiet, il m’attrapa par le bras, me stoppant net. »

Voilà 🙂

Pour ceux qui n’ont pas encore lu Le Miracle 1, il est toujours en vente :

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Bonne journée à tous.

Sylvie